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Espace perso de YVON59La page d'un vieux routier en retraite
6/12/2008 La fin du vieux routierCette histoire là est sortie de mon imagination, mais je me suis servi de faits réels que j'ai connus et que peut étre je connaitrais ...!!
Bien sur j'ai brodé sur les faits pour les rendrent .....attrayants, du moins j'espére.
Mais finalement c'est l'histoire de n'importe qui !!
Quelle heure est-il STP......
15h me repondit ma femme Bon j'ai encore une bonnee heure avant que l'ambulance n'arrive pour aller à l'hosto !!!
Et aussitot je me replongeais dans mes réflections....
Il faut dire que je m'appelle Yves et j'ai maintenant 67 ans et je suis trés malade et comme on ne peut plus me soigner à la maison ,il me faut partir dans cet hopital
Je me rappelle ma vie de routier et au moment de ma réflextion j'avais environ 35 ans et à cette époque je travaillai pour un petit patron de mon bled qui était un négociant en pommes de terre et mon travail consistait à monter à Paris avec 10 tonnes de Pommes de terre pour les livrer à des clients qui les revendaient sur les marchés en région parisienne.
Un jour d'été , alors que je revenais de Paris vers 16h30 je m'engagais dans la petite ruelle qui méne dans la cour de mon boss.
Je parcourai rapidement les 300 métres de ce chemin et je pénétrais dans la cour de mon entreprise , comme j'étais quelqu'un de prudent je m'aperçu que 2 enfants couraient dans la cour , devant le hangar ou je devais pénétrer en marche arriére.....
j'ai arrété mon camion au milieu de la cour et j'ai donné un coup de klaxon aux enfants pour leurs dire de s'écarter de là ....
C'est vrai que ces enfants ne mettaient pas inconnus car il sagissait d'un petit garçon et d'une petite fille qui habitaient dans une petite maison située sur un coté de la cour , prés du hangar
et d'ailleurs les parents pour rejoindre la route principale devaient traverser la cour de mon patron.
Le petit garçon agée de 10 ans je crois était accompagnée de sa petite soeur un peu plus jeune , mais cette derniére était vraiment une beautée et elle était d'une gentillesse incroyable (une petite bonde toute souriante quoi) et ils avaient l'habitude de jouer dans cette cour car le patron et sa femme étaient des amis des parents des enfants. Je continuai la manouevre de demi tour que je venai de commencer pour me présenter en marche arriére dans le hangar.....
Mais extrémement méfiant je me suis arrété aprés seulement 3 ou 4 métres parcourus, pour balayer du regard la cour pour m'assurer que les enfants étaient bien à l'abris , mais je ne les voyais plus , alors un peu énervé je suis descendu pour vérifier ou ils se trouvaient et effectivement ils était revenus prés de la porte du hangar ou je devais pénétrer....
Je me suis faché tout rouge et la petite ( la pichounette) comme je l'appelai c'est mise à pleurer et rien qu'a voir ses petits yeux bleus tout trempés de larmes je me suis accroupi pour la consoler , mais elle s'est précipitée vers sa maison accompagné de son petit frére.
le moment de culpabilité passé, je remontai dans mon camion et je pénétrai enfin dans le
hangar pour procéder au chargement.
Le lendemain quand je suis revenu de Paris la Pichounnette est venue m'apporter 3 bonbons ... .je l'ai remercié et je lui ai demandé pourquoi ces trois bonbons...... Elle me répondit il en a un de mon papa un autre de ma maman et le troisiéme il est de moi, pour te remercier de ne pas m'avoir écraser l'autre jour avec ton camion..... Deux grosses larmes m'ont inoder le visage et je lui ai fait deux gros bisous
A la fin de l'année j'ai quitté cet entreprise pour retouner faire des longs parcours en citerne pour le compte d'un autre petit patron dans un village d'à coté et bien des années se sont passées avec pleins d'aventures bonnes ou mauvaises, que les routiers de cette époque connaissaient et qu'ils aimaient raconter le week-end a leurs épouses et aux enfants héberlués.
Les années sont passées (trop vite) et au bout d'une bonne trentaine d'années je me suis rendu compte que petit à petit je perdais tous mes amis routiers ( il faut dire que rien que dans mon village il y avait déja une bonne dizaine de routiers sans compter ceux des autres patelins environnant et arrivé a l'age de 57 ans j'étais rester le seul.....certains étaient décédés, d'autres placés dans des maisons de repos leurs problémes de santé ne leurs permettant plus de rester à la maison et moi qui était dans les plus jeune je voyais arriver l'age de la retraite avec une certaine agoisse.
J'ai d'alleurs du prendre ma retraite plus vite que prévue , car une mauvaise chute me brisa la colonne vertébrale et je du me résigner à prendre ma retraite définitive.
arrivé vers les 65 ans mes problémes de santé qui me sont tombés dessus (comme mes camarades) je me vis contraint de cesser toute activité y compris les plus simples.....les 24% de capacité respiratoire qui me restaient ne me permettaient plus d'avoir une seule activité correct et vers 67 ans je du me résoudre à demander de l'aide à des associations spécialisées pour nous aider dans les taches de ménages pour mon épouse handicapée par l'arthrose et moi pour faire ma toilette quotidienne et méme pour m'habiller.
Nous avons maintenant deux dames qui viennent nous aider quelque heures par semaine pour le ménage, mais l'une d'elle agée d'une trentaine d'années a peine, est auxillaire de vie et tout les matins elle vient faire ma toilette et m'aider aussi à m'habiller , mettre mes chaussettes et me donner les soins nécessaire pour que je puisse vivre dignement.
Il faut préciser que cette jeune femme est trés élégante et méme si elle doit faire des ménages une bonne partie de la semaine elle est toujours vétue comme une princesse et comme elle est trés jolie, c'est pour nous un ravissement et un rayon de soleil qui entre dans la maison, malgrés nos douleurs respectives qui nous rappellent que nous avons l'age des souffrances silencieuses.
Au fil des jours nous avons sympatisé avec Karina (c'est son prénom) et au cours de petites pauses ou lorsqu'elle a terminée son travail de la journée , nous prenons une boisson ensemble et un jour elle dit a jacqueline mon épouse : il me semble vous connaitre ....!! mon épouse lui dit.. tu crois...!!! car sincérement comme je suis assez physionomiste je ne vois en toi aucun trait qui me rappelerai quelqu'un.....
Karina lui répondit vous ressemblez à une dame qui venait souvent à l'entreprise de transport ou mes parents habitaient dans la cour de cette entreprise...Tu veut parler de l'entreprise Y , si c'est ça j'y ai travaillèe 3 ans à trier des pommes de terre et
si tes parents habitaient une petite maison a coté ( la seule d'ailleurs) tu es la petite Karina ......qui venait souvent nous voir avec son petit frére......La boucle était bouclée !!!
Jacqueline lui a alors demandée et Yves tu le reconnait pas ......non dit Karina , ma femme ,continua c'est lui qui conduisait le camion bleu....Alors je me suis écrier " c'est toi la pichounette qui courait derriére mon camion et c'est moi qui ta fais pleurer une fois car j'étais pas de bon poil ce jour là.... Hé oui me dit elle avec son beau sourire.
Alors tu vas m'en vouloir que je lui demandai.....non pas du tout voyons me répondit t'elle et depuis ce jour nous sommes de vrais amis et nous sommes heureux d'avoir Karina auprés de nous.
Mais voila il est maintenant 16 h et dans une petite demie heure une ambulance doit venir me chercher, car comme pour mes anciens camarades l'age et la maladie ont eu raison de moi et cette ambulance que j'attends c'est celle qui doit me conduire définitivement à la maison de retraite , car j'ai besoin de trop de soins et méme la dévouée Karina ne peut faire face a tous les problémes que je poses....!!
16h15 ont sonne à la porte .....bon sang que je m'écrie ils sont si pressés de me faire sortir d'ici,
C'est Karina ...c'est écriée ma femme,
En effet c'était bien elle et elle était venue me voir pour la derniére fois, là l'émotion est trop grande et vous devinez la suite......
16h30 pile on sonne de nouveau à la porte et cette fois c'est bien des hommes en blanc...[/b]
[b]Yves s'est levé d'une traite et a dit " quand il faut y aller...il faut y aller"...... puis l'ambulance c'est éloignée... 32 jours plus tard une grande fumée blanche est sortie de la cheminée du Crématorium
voisin...
.........Yves avait cesser d'exister !!! 6/8/2008 Tous les reportages
Voici la liste impressionnante des photos et reportages photos publiés en mai 2008 par mes amis (e)
BonjourDepuis prés d'un an j'ai vraiment négligé ce blog et j'ai méme faillit le fermer....Mais je n'ai pas eu le coeur de le faire car je me rendais compte qu'il y avait des centaines de visites par mois sur ce blog.
J'étais vraiment occupé avec mon site http://yvon59.com et méme débordé, maintenant j'ai beaucoup d'amis (es) qui collaborent au fonctionnement de ce site et j'ai méme un collaborateur précieux qui peut me remplacer au pied levé.
Mais cette derniére année à été dure car les amis ......c'est pas toujours de vrais amis, méme si ils vous le répétent tous les jours....
donc certains m'ont fait des vacheries pas possible avant de se tirer.
Mais avec de la tenacité et surtout l'aide de VRAIS AMIS(E) nous nous sommes réorganiser et nous avons en présentation environ 27 000 photos de toutes catégories a vous présenter.
Ensuite pendant les 12 derniers mois j'ai passé une partie de mon temps soit à l'hopital , soit dans des ambulances à aller faire des examens à droite ou a gauche.....Pourquoi ben tout simplement c'est que depuis pas mal d'années je passe ma vie attaché a une cuve d'oxygéne (avec un tuyau de 12 métres ) ce qui me permet de traverser la maison et d'aller sur le bord de la terrasse)
Je suis inssuffisant respiratoire.....il me reste 24 % de capacité respiratoire
Voila pourquoi il y a un peu plus de 3 ans que j'ai créé ce blog et ensuite comme beaucoup d'amis (e) m'ont donnés des photos j'ai ouvert par la suite un site.
Je l'ai jamais dit ici dés le début, car quand on a passé une grande partie de sa vie sur les routes de France et de Navarre et partagé une solidarité avec , non seulement les collégues , mais avec tout le monde, car avant les routiers étaient trés estimés par les gens, on se sent diminué et méme honteux de devoir passer le reste de sa vie attaché comme un chien.
Et maintenant certains arrivent à penser que les vieux ont leurs place uniquement à l'hospice, mais surtout pas sur internet !!!
Mais depuis j'ai appris que comme sur la route il faut faire face et c'est ce qui me permet de continuer de travailler sur mon dernier projet de ma vie qui est de continuer de faire vivre mon site et si un jour cela deviens impossible , je ferais tout pour revenir a mes premiéres amours qui est ce blog ou il y a prés de 3 ans j'ai commencé à m'intéressé à internet , par la force des choses
Donc laissez moi un peut de temps et déja la semaine prochaine je compte vous remettre ici des liens pour accéder à des reportages ou autres photos.
Mais avant de vous quitter je voudrais dire ici, car sur mon site je peut pas le dire , ça aurait l'air de racolage et intéressé.......mais avec la merde que certains ont fait avant de partir , j'ai perdu deux amis l'un se prénomme J et l'autre P M .....deux routiers l'un un ancien et l'autre un moins ancien bien sur mais un homme d'expérience.
Si ils sont partis c'est tout simplement qu'ils n'ont pas compris que d'autre me voulaient du mal..!! tant pis c'est la vie.
Yvon59
Je vous met ici une photo des deux cuves qu'il me faut par semaine pour pouvoir vivre a peut prés normalement , mais je voulais vous dire avant de fermer pour aujourd'hui :
Si vous méme vous fumez ou si vos enfants fument , faites tout ce qui est en votre pouvoir pour arréter ou les faire arréter, la cigarette c'est de la mort à petite dose à chaque fois, mais trés efficasse.
5/30/2007 Un routier Français à LondresMontez à bord du camion de Pierre-Marie , pour se rendre compte de ce que voit un routier Français quand il roule à gauche en Angleterre..!!
8/11/2006 les flamandesles cuisiniéres flamandes :
je déchargeais des grosses cuisiniéres flamande (ces cuisiniéres faisaient environ 150 kg.) à bergerac et comme le client n'avait pas de quai pour décharger il fallait ripper les cuisiniéres au bord de la remorque pour les prendre ensuite avec un clark .
j'étais occuper a tirer sur les derniéres lorsque le cadre en bois qui servait à les protéger des chocs s'est cassé et je me suis retrouvé avec un morceau de bois dans les mains comme je venais de faire un gros effort pour tirer la cuisiniére je suis partis brusquement en arriére et arrivé au bord de la remorque je suis tombé en bas et suis tombé assis sur une dalle en béton.....
la colonne vertébrale n'a pas résistée au choc.....!!! résultat : plus de 6 mois a la maison avec une fracture en bas de la colonne vertébrale 6/27/2006 le relais trés sympa.. je me souviens que lorsque je roulais encore,dans les années 70 , j'ai connu un relais routier,je vais pas dire ou,car je ne me souviens plus de l'endroit,dommage car pourtant je vois toujours le parking,la porte d'entrée et la petite salle du restaurant,mais plus moyen de le situer..... c'est béte quand méme.
enfin c'était quelque part en france ....qu'on va dire.
ce relais routier ce trouvais a 2 ou 3 km d'une assez importante cartonnerie et il y avait beaucoup de camions qui chargeaient à cet endroit et l'usine chargeait les bahuts méme une bonne partie de la nuit.
donc pour les derniers chauffeurs qui arrivaient tard le soir il fallait donner la priorité au chargement et aprés le chauffeur pouvait aller manger au relais routiers.
mais comme ce relais était tenu uniquement par un couple assez jeune ,le boulot ne manquais pas et comme il y avait toujours des chauffeurs qui arrivaient pour manger les propriétaires du resto,finisaient par aller se coucher et mettait la clé dans un pot de fleurs,prés de la porte du resto et nous on arrivaient à 1 heure du matin par exemple pour manger ,on prenaient la clé pour entrer et on refermer derriére nous,on allumait une petite loupiote pour ne pas tout allumer et on se servait dans le frigo qui était toujours bien garni,on mangeait des casses croutes au jambon,saucisson,du fromage ,on se servait à boire,biére ,vin,café,si il n'y avait plus de café ,on en fesait nous méme et à la fin on rangeaient tout et dans une assiette posée sur le comptoir on mettait l'argent de notre repas....à coté de l'assiette il y avait un tarif et chacun faisait son petit compte...!!! et payer son repas. rester plus qu'a éteindre la lumiére et de refermer la porte avant de reprendre la route. je sais qu'en ce temps là il y en avait d'autres relais qui faisait ça,mais méme à cette époque c'était quand méme rare.
à ma connaissance il n'y a jamais eu de problémes ,mais c'est vrai qu'il fallait étre connu ,ou accompagné par quelqu'un qui connaissait,pour pouvoir étre mis dans la combine. sympa....la vie de routier à l'époque du moins de ce coté là ....!!! 5/23/2006 ADIEU A MAX
à 16h30 ce jour (23 mai 2006) est décédé le grand " MAX MEYNIER" il fut pour les routiers des années 70 un leader et le ciment de notre solidarité. pour ceux qui ne l'on pas connu il fut le journaliste qui as consacré une partie de sa carriére aux routiers et au monde de la route. animateur sur RTL il animait son émission "LES ROUTIERS SONT SYMPAS" mais il ne sait pas contenté d'étre un simple animateur car il est parti en croisade pour les défendre dans leur dur métier. il a organisé des véritables expéditions pour faire libérer des routiers emprisonnés à l'étranger pour de simples accrochage et il savait comment faire pour réunir les fonds pour les faire libérer. car ces routiers n'étaient pas des criminels,mais il avait eu le malheur d'étre victime de simple accrochage et ils se retrouvaient en prison pour plusieurs années). il organisait (avec ses collaborateurs) des opérations commando dés qu'un routier tombait en panne la nuit et comme moi une nuit j'ai reçu de sa part une roue de secours, apporté par un autre routier. à cette époque nous étions peu nombreux à avoir le téléphone à la maison,pas de portable non plus évidemment,et il suffisait de s'arréter dans un relais pour téléphoner à MAX et il se chargeait de donner des nouvelles à notre famille par l'intermédiaire de son émission sur RTL. nombreuses sont nos épouses qui se couchaient le soir avec le transistor pour attendre des nouvelles de nous ,partis pour plusieurs semaines sur les routes de france ou à l'étranger,et ne s'endormaient qu'aprés que max leur ai dit ou nous nous trouvions et quand nous comptions revenir à la maison. aujourd'hui je me fais le porte paroles de mes collégues pour vous dire que nous sommes trés triste.....nous avons perdu notre porte drapeau. ADIEU MAX ET SALUT L'ARTISTE. je lui dédie ce fond d'écran. yvon59 5/14/2006 le mont cenisbonjour à tous
je viens de terminer de lire le livre "la rochepot" et cela m'a donné l'envie de vous raconter l'histoire suivante ,car dans ce bouquin on y retrouve tout ce qu'un routier de cette époque à pu vivre dans sa carrière et je peut vous assurer que tout ce que j'ai lu dans ce bouquin est réaliste,alors je vous le conseille vivement. voici mon histoire : cela se passe dans le mont Cenis,c'était l'hiver,il gelais beaucoup et j'attaquait la montée du MT CENIS coté français,c'était vers 16h et bien sur j'étais avec mon vieux saviem chargé à 38 t. alors que j'avais parcouru la moitié de la montée j'ai fini par rattraper un mille pattes italien chargé avec des arbres,j'étais en 1ere petite et je le rattrapais inexorablement.....j'étais arrivé a environ 3 mètres du cul de sa semi et j'ai levé légèrement le pied de l'accélérateur et CRAC........un demi arbre de roue de cassé. c'était le début du cauchemar: je serrais les freins du camion à mort car en pleine cote il ne demandais qu'une chose c'est de repartir en marche arrière. je laissai tourner le moteur pour fournir de l'air en permanence pour les freins,car des fuites il y en avais,et je mis des pierres sous les roues du tracteur et de la semi. personne ne pouvait m'aider car pour ceux qui montaient il n'était pas question de s'arréter sous peine de ne plus pouvoir repartir et les gars qui descendais ne pouvais pas s'arréter trop longtemps car cela faisais immédiatement un merdier pas croyable. j'ai demandé a un gars qui descendais de prévenir la gendarmerie en bas pour faire quelque chose pour signaler,pour la nuit, le camion bloqué car le brouillard commencé à tomber et je savais déjà que cette nuit là ne serait pas une partie de plaisir. les gendarmes sont monté voir avec les ponts et chaussée et ceux-ci sont redescendu pour chercher des panneaux de signalisation pour entouré le camion. je suis monté en haut au seul relais qu'il y avait au sommet du col et j'ai téléphoné a mon chef de garage,une heure après il me rappelle et me dit :trop tard pour faire quoique ce soit aujourd'hui tu te démerde pour cette nuit. j'ai demandé au patron du relais de me faire un bon casse-croûte et avec un chauffeur qui descendais j'ai pu rejoindre mon camion,car pas question de le laisser là tout seul car il fallait de temps en temps regonfler les bouteilles d'air pour éviter qu'il ne se barre en marche arrière et en plus de temps en temps il fallait remettre des pierres sous les roues car avec le poids du chargement et la poussée de la descente les pneus s'aplatissait et finissait par monter sur les pierres,ce fut ma première nuit ,j'avais froid,pas de chauffage et j'étais mieux dehors que dans le bahut ou il faisait encore plus froid. le lendemain mon chef de garage me fit savoir que saviem à Grenoble n'avait pas la pièce de disponible pour ce modèle là et qu'il fallait la faire venir de paris avec 3 ou 4 jours de délais....et de plus les mécanos ne viendraient changer le demi arbre de roue que lorsque le camion serait sur le plat en haut du col,pas question de prendre des risques en changeant un demi arbre dans le col. le chef de garage ajouta :de plus pas question de faire venir une dépanneuse dans le col "TROP CHÈRE" alors démerde toi pour te faire monter en haut....!!!merde, putain, saloperie de vie ce fut les seul mot que j'ai trouvé pour lui répondre. la 2éme journée se passa comme la première,je suis rester en permanence au garde à vous auprès de mon pauvre saviem,comme-ci je ne voulais pas le laisser mourir tout seul......a regonfler les bouteilles et accumules les pierres en dessous des roues. de temps en temps quand un routier qui descendais s'arrêtais pour voir je lui demandais d'arrêter quelques bahuts qui s'apprêtais a monter le col pour leurs demander de regarder à la douane a Turin si il ne voyait pas un gars de chez nous pour lui demander d'arranger quelque chose pour me sortir de ce merdier. deux fois par jour j'attrapais au vol un camion qui montait pour aller chercher des casses croûtes au relais en haut ou parfois c'était un routier qui me descendais ma bouffe.il continuais de geler et j'avais de plus en plus froid car je n'étais pas lavé depuis le début et comme je ne pouvais pas dormir j'étais complètement lessivé. j'ai passé une troisième journée dans les mêmes conditions.......!!!!je commençais a être regardé comme un zombie par les curieux qui montaient en voiture pour voir le spectacle....car avec ce que j'avais roulé avant mon pépin cela devais faire environ 5 jours que je n'avais pas dormi sans me laver ni me raser. j'ai passé une 3éme journée dans les mêmes conditions.........horrible et je ne savais toujours pas comment cela aller se terminer......? au matin du 4éme jour,vers 11h alors que je parlais avec les gendarmes et les gars des ponts et chaussées et avec quelques curieux,soudain j'entendis un concert de axons qui venait du haut du col......avec les lacets de la route j'entendis d'abord le son ,mais je ne voyais rien.....puis tout d'un coup j'aperçu une dizaine de tracteurs en solo qui dévalaient le col tous feux allumés et toujours en klaxonnant.....merde c'était la cavalerie !!!! arrivé à ma hauteur,je m'aperçu qu'il y avait à leur tête jérome un grand costaud de chez nous avec son tout nouveau scania, ils s'arrêtaient un moment,avant de descendre le col entièrement pour revenir se mettre dans le bon sens et ils me criaient: tant fais pas Yvon ,c'est fini on est là,on vas te sortir de là mon gars,un vieux routier me dit:tu vas pouvoir te reposer mon gars on s'occupe de tout,un autre me dit :putain quel métier de merde mais t'es pas seul collègue.... cela va peut être en faire sourire quelques uns ,mais à ce moment là je me suis caché la figure avec l'avant bras et tout en m'appuyant sur la porte de mon saviem j'ai chialé comme un gamin,j'étais vidé mais pour rien au monde je n'aurais donné ma place....c'est un sentiment inexplicable. en effet ce bon vieux jérome qui mettait sous douane à Turin avant de quitter l'italie avait appris par des gars qui m'avait vu dans le col et qui avaient appris par le patron du relais tous mes problèmes,avait été trouver des autres gars et les avait décider à décrocher pour venir me chercher dans le col,il y avait avec jérome un onatra,un savoyard,un breton ,un autre ch'ti et quelques autres ,en tout dix tracteurs..... après avoir regonflé une dernière fois mes bouteilles et malgré les dix tracteurs le convoi as eu bien du mal a s'arracher du col ,car les tracteurs en solo patinaient......il fallait voir ce véritable convoi 11 tracteurs plus une semi avec a l'avant les voitures des gendarmes et des ponts et chaussées,le col a du être fermé car pas question de croiser un autre camion dans ces conditions....le premier tracteur était carrément à droite,dans les virages, et moi je roulais carrément à gauche.........!!!!je ne pensais déjà plus à la fatigue. arrivé en haut je téléphonais de suite chez saviem qui dans l'entre temps avait reçu la pièce et ils sont venu immédiatement changer le demi arbre,non sans peine car il gelait tellement qu'il a fallut faire un feu de bois pour réchauffer l'huile avant de l'envoyer dans le pont. j'avais reçu comme instruction du chef de garage de payer a souper a tous les gars et même les mécanos ont mangé avec nous et nous après on à fais la foire....ha ha enfin eux car moi je me suis endormi sur la table et j'ai rien entendu. voila aussi je vous demande a vous les jeunes si les anciens vous casse un peu trop les oreilles avec leur époque et la solidarité,sachez que pour nous c'était notre crédo LA SOLIDARITÉ......... merci de m'avoir lu et bon vent à tous photo :lac du mont cenis
3/29/2006 les coups de fusilsalut à tous une petite histoire (elle est un peu longue mais elle est véridique j'avais jamais encore vu cela de ma vie) dans les années 80 alors que j'avais arréter l'inter je travaillais pour une petite boite et je conduisais un camion remorque (un berliet) j'ai chargé des bouteilles de biére dans une brasserie, prés de dunkerque, pour un client en normandie. le seul probléme c'est que je n'étais pas équipé pour cela( pas de cordage,pas d'équerre comme les gars qui transportent habituellement ce genre de marchandises) de plus les palettes ne sont pas cerclé,pas de film plastique,rien je préviens mon patron et lui signale que la marchandise va se disloquer en route( du fait que rien n'est attaché) et comme on m'avait prévenu que le client n'a pas de quai et q'il va falloir ouvrir les ridelles pour les décharger au chariot élévateur je crains fort et j'en suis quasiment sur que tout va se casser la gueule au moment d'ouvrir les ridelles. évidemment j'avais tort et je n'y connaissais rien (il faut reconnaitre qu'un chauffeur n'a aucune expérience méme aprés 20 ans de transport) justement fort de mon expérience je me dis << te fais pas de soucis demain est un autre jour,on verra bien>> j'ai rouler ,pénard,jusqu'aux environs de 20 heure et je me suis arréter 1h30 pour manger et ensuite je suis reparti direct chez mon client pour liver à la premiére heure le lendemain matin. le client,un grossiste installé dans une zone industrielle, vient me réveiller et déja j'avais remarque qu'il avait sa mine des mauvais jours mais je fais semblant de rien et je lui dis << à mon avis cela ne va pas étre facile pour décharger car rien n'est attaché et j'ai peur d'ouvrir les ridelles>> réponse du client << espéce de con on ne transporte pas cette camelotte dans un camion avec des ridelles mais sur un plateau équipé avec du matériel conséquent>> j'essaye d'expliquer que je le sais mais que mon patron apparament ne le sais pas mais j'ai méme pas le temps de finir qu'il me balance une palette dans les pattes.......! bon apparament j'avais affaire à un violent.......! bon du calme que je lui dit on va prendre son temps et on va déchargé à la main par derriére. le client<<< tu me prends pour un imbécile j'ai pas le temps ouvre tes putains de ridelles et démerde toi>>> c'est comme tu veux,que je lui répond et aussi tot dit aussi tot fait........ et vlan........ au moins 200 bouteilles par terre...........! sa bonne femme arrive au méme moment et s'écrie << c'est quoi encore que ce chauffeur à la con qu'il nous ont envoyé.....! moi << y manquai plus qu'elle elle va en remettre une couche >> l'autre rouge de colére pousse des cris que je ne saurai décrire et se précipe vers sa maison.... je tournai comme un lion en cage autour du camion et me demandai comment j'allai sortir de ce merdier. et tout d'un coup pan...pan...! l'autre excité venais de tirer 2 coups de fusil de chasse dans la cour.....! un client était arriver entre temps me dit ne rester pas là car quand il est fou comme cela il ne sait plus ce qu'il fait allez vite au routier sur la grand route pour téléphoner aux gendarmes. je m'éloigne,tranquille, de la cour, pour aller au relais routier pour téléphoner aux gendarmes et v'la ti pas qu'il me coure aprés avec son fusil.......! alors là mes instincts guerrier ont pris le dessus et je prend un pavé sur le tas ,au bord de la route ,et je lui balance en pleine tranche il 's'écarte mais le ramasse quand méme sur le pied,il se baisse et gueule parce ca fait mal,j'en profite pour lui balancer mon pied dans la figure et je lui pique son fusil (j'étais en ligime défense) du moins je crois.il faillait voir la téte des gens quand je suis rentré dans le routier avec le fusil à la main....! mais le patron (voyant ma tranche de routier) me dit << vous ne venez pas de chez .......par hazard>> je lui répondis que si et il me dit << le con il a encore recommencer son cinéma vous inquiétez pas j'appelle les gendarmes car vous ne pourrez pas récupérer votre camion et ce n'est pas la premiére fois qu 'il fait cela mais les autres fois les chauffeurs ne rentre pas ici avec un fusil à la main......! les gendarmes sont venus ,le client à déchargé, avec son employé,le camion et moi sous la protection des gendarmes j'ai récupéré mon bahut. __________________________________________________________________________________________ 3/1/2006 fou rire.......ceux qui me connaisse savent que j'aime blaguer un peu et quand j'étais sur la route j'avais mon copain pierrot ,décédé a l'age de 45 ans,qui aimais rigoler encore plus que moi. aussi je vous raconte pas toutes les parties de plaisirs et les blagues que nous avons pu faire. mais je me souvient d'une petite blague que j'avais fait à un jeune collègue de ma boite. chez les transports Ollivier sur une trentaine de camions nous avions principalement des saviem jm 200,je vous dit pas les problèmes pour monter le mont Cenis avec 35t et 38t ensuite....dans les années 70 les 6 chauffeurs,dont moi,qui faisaient l'inter nous avons eu le privilège de toucher des scania super 110 tout neuf. moi j'ai eu le troisième (n° T88)et inutile de vous dire que j'étais fier comme Artaban. lors de mon premier voyage avec mon camion tout neuf,alors que je revenais d'Allemagne,je devais dédouaner à garonor et en arrivant sur le parking de la douane je vois un camion de chez nous qui s'arréte et le chauffeur se précipite vers moi alors que j'étais assis dans ma cabine en train de mettre mes papiers a jour. il s'agissait de Bernard,un jeune chauffeur,qui faisait du national et qui venez me voir pour regarder de plus prés mon beau scania....... ( et de plus c'était un bon copain) voici le dialogue.... Bernard : alors Yvon t'es content de ton camion.... moi :tu parles une merveille.... ( en venant s'asseoir sur le siége passager) il me dit l : putain la couchette....sacré pare brise panoramique....( je rappelle que les saviem avaient des pare brise coupé en deux) puis il reprend : putain 3 essuies glaces..... alors moi que je ne savait pas rester un quart d'heure sans faire une blague je démarre........ et encore tu n'as pas tout vu car sur les essuies glaces il y a trois vitesses ....regarde et a ce moment là je lui mets les trois vitesses d'essuie glace et à chaque changement de vitesse j'appuie sur la pédale d'embrayage,ce qui provoque a chaque fois un bruit d'air comprimé ........... Bernard : à ben merde alors il faut débrayer pour changer les vitesses sur les essuie glace.......! moi: tu parles la dessus tout est assisté.........! la visite du tracteur continu normalement et ensuite Bernard reprend sa route vers Béthune,car il rentrait à la boutique. comme à cette époque le dédouanement prenait un certain temps je vidais que le lendemain matin sur paris et quand je suis arrivé chez mon client il y avait un message écrit,du routeur de Béthune, qui m'attentais.. ......voici le texte.... <<arrête de raconter des conneries car hier soir nous avons passé une heure à expliquer à Bernard qu'il ne faillait pas débrayer pour changer les vitesses d'essuie glace sur les scania,et comme il ne jure que par toi,il à fallut que le chef de garage lui montre lui même comment changer les vitesses........!>> sacré Bernard....j'en ai été quitte à lui payer un pot après tout ça _
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Merci de votre visite !
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